vendredi 30 octobre 2015

Tant que nous sommes vivants de Anne-Laure Bondoux



Auteure: Anne-Laure Bondoux

Edition: Gallimard Jeunesse 

Parution: Septembre 2014

Nombre de pages: 298

Prix: 15 

Résumé: Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers les territoires inconnus... Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants ?

Avis: Cela faisait des mois que je passais devant ce roman à la bibliothèque, la couverture m'attirait mais le résumé me donnait peu envie. Puis ce roman a fait son bonhomme de chemin et de nombreux avis positifs ont poussés sur la blogosphère ! J'ai donc enfin fini par emprunter ce roman ! Et je ne le regrette pas !

La plume de l'auteure est sublime. Elle est douce, mélodieuse, et surtout très poétique. Elle nous fait voyager, nous envoler. J'avais l'impression de marcher avec Bo et Hama, de rire et de pleurer avec eux. Ce qui m' a beaucoup marqué ce sont les titres des chapitres composés de mots contraires, « le vide et le plein », utilisés pour renforcer le côté philosophique de l'oeuvre.

Ce roman est fabuleux, lorsque j'ai terminé cette lecture, la première chose qui m'est venu à l'esprit est «  l'amour est magnifique », oui je sais cette phrase est plutôt cul-cul, mais c'est la vérité. L'amour est plus fort que toutes les catastrophes, il est signe d'espoir et de vie. J'ai énormément versé de larmes durant cette lecture, non de tristesse mais d'émotion.


C' était donc un coup de cœur, je ne peux vous conseiller qu'une chose : lisez ce roman ! Si le résumé peut paraître peu convaincant, l'histoire est magnifique. J'ai appris énormément dans ce livre et il me presse de retrouver la plume de l'auteure dans un prochain roman.

Le coin des citations: 


"Tu crois qu'il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ?"

"Quand ils furent face à face, le vacarme sembla s'atténuer, comme si la neige avait soudain recouvert les fours, les ponts roulants, les poches à coulées, les extrudeuses. Plus personne ne poinçonnait, plus personne n'ajustait ni ne soudait ; nous avions du coton dans les oreilles. 
Sous nos yeux, leurs mains se frôlèrent. 
Un sourire d'enfant illumina le visage de Hama, et un frisson secoua la grande carcasse de Bo. Nous aurions juré assister à des retrouvailles. 
Cela ne dura qu'un instant, quelques secondes fragiles, gracieuses, volées à l'entêtante nécessité de l'Usine. Mais cela suffit à nous rappeler une chose essentielle : le feu qui brûlait dans le ventre de nos fourneaux brûlait encore dans nos veines. Contairement à ce que nous croyions, nous n'étions pas morts."










2 commentaires:

  1. Je suis totalement d'accord, j'avais les mêmes doutes que toi, et finalement, ce livre est une vraie perle !

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    1. Oui! J'en suis ressortie vraiment bouleversée!

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